Je me rends compte que j'ai des amis pire que formidables. Des gens près à m'écouter parler de ma vie, à me taquiner quand je me prends des panneaux de signalisations dans la gueule, à me réconforter lorsque certaines choses me tracassent, des gens bons et simples, quoi. Comme si sans eux, ma vie serait moins vivable. Je n'peux pas promettre l'éternité, c'est certain mais ces moments là, ces moments que j'aime vivre, des moments que je veux revivre encore et toujours, resteront en moi. C'est trop banal de raconter ses relations amicales, mais j'ai envie de l'écrire, de vous montrer que oui, c'est possible, j'ai des amis sur qui je peux compter et vice-versa.
Assis sur l'herbe mal tondue à se prendre des balles de foot dans le dos, à se faire critiquer parce que soi-disant tu ne sais pas faire un sol, un mi, un ré ou un do, à entendre ce vieux connard dire qu'il faudrait accrocher ma guitare sur un mur ; la pudeur m'empêche de jouer devant d'aussi gros cons adeptes du NoLifeStyle, à se faire traiter de gothiques par des petites salopes et des petits trous du cul enflammés par la chaleur (sachant que personne ne portait du noir, personne n'était pâle; physiquement personne ne ressemblait à un gothique), à manger deux sorbets par personne, à manger des viennoiseries ultra-caloriques, à s'écouter jouer Au Clair De La Lune, à recevoir des cadeaux inattendus, à rester des gens simples et naturels, vous voyez. C'est bien la vie, quand t'as des amis. Je donne une impression de fille qui ne vit que pour ses amitiés, et je vais vous répondre que oui, ça tient une place gigantesque dans mon c½ur, il en reste pour d'autres, mais celle-ci..
Se faire aimer en dehors de sa famille, n'est-ce pas une grande victoire?